11 novembre 2010

Musuem Nacht

Museum Nacht à Amsterdam ce weekend. Comme la nuit au musée mais sans Ben Stiller. 17€ et une entrée dans tous les musées de la ville de 19h jusqu'au bout de la night. On commence donc par le Troppen Museum, musée autour des autres continents, au sens large. On a donc aussi bien de l'art premier que de l'art contemporain, fait par des africains, asiatiques, etc... que des informations sur les musiques traditionnelles ou la vie à l'époque des colonies. L'intérieur du bâtiment est très beau, vraiment bien foutu. Un concert de mecs qui se la pètent alors qu'ils chantent comme des chèvres avec leur chemise de bûcheron et leurs moustaches (putain de hipsters).


Une Ferrari en laine. Classe.


Ensuite direction le jardin botanique où l'on était sensé pouvoir manger des insectes grillés. Le problème c'est que vu que les gens bouffent à 17h ici, il ne restait bien sur plus rien à 22h. Le jardin était juste éclairer en vert et rouge et très sombre à l'intérieur. Léger foutage de gueule quand même. DJ techno avec des mecs collés aux enceintes (Alleeeeeeeez style).

A peine quelques minutes de vélo plus tard, on passe vite fait à la synagogue. Vous ne le voyez pas, mais il y avait un préposé aux bougies, toujours sur ses gardes.

Ensuite, on file au NEMO, le musée des sciences. Là aussi, assez déçu. Quelques pseudo-trucs scientifiques mais c'est très orienté pour les enfants (genre "tourne la manivelle, l'ampoule va s'allumer"). Rigolo quand même, quelques trucs sympas.

Ensuite on débarque au FOAM, musée de la photographie? Très sympa même si relativement petit. Petite session avec des DJ orienté Kuduro (cf. ce morceau).



On fait deux autres endroits histoire de danser ensuite mais trop de queue devant le premier et problème de son sur le second. C'est pas grave, il est déjà 3h. Dodo.

10 novembre 2010

Films En Vrac

Vu hier:


Film/Docu sur les championnats du monde de Break Dance 2007 à Soweto, Afrique du Sud. On suit quelques-uns des 16 protagonistes de la compétition. Au programme, gros son, moves de dingos (nan mais sérieusement, Lilou...) mais surtout, la pression et la passion de ces mecs qui donnent tout pour leur discipline, tout comme n'importe quel sportif le ferait. Le tout dans une centrale électrique désaffectée, l'entrée sur scène passant par un couloir avec des énormes yeux signé JR. Énorme, gros coup de cœur. (PS: ne vous fiez pas au côté racoleur de l'affiche, on est loin des films hollywoodiens sur la danse)

Vu ce weekend:


Ce mec est hilarant. Rien à dire. Vulgaire, assez souvent. Haineux contre l'american way of life, définitivement. Misanthrope, tout à fait. Même contre ses enfants. Pour ceux qui pigent l'anglais (je ne sais pas si des sous-titres sont dispos), à voir. La première partie du show (tout est dispo sur Youtube):

9 novembre 2010

R&R

Programme blindé pour le blog. Plein de trucs à raconter et montrer. Commençons par quelques disques de rock ou de blues bien sentis.


Un peu dans le même style que le disque de Isobel Campbell & Mark Lanegan, mais tout de même moins bien (un peu toujours pareil faut, pas de morceaux rentre dedans contrairement au premier cité). Mais le Tigerman (qui est portugais) s'entoure de femmes pour chaque morceau et cela donne cela quand il est avec Asia Argento (mmm). Simple et doux.




Du vieux blues qui tâche par un superbe guitariste. Quoi dire de plus? Juste R.I.P.



Découvert sur le dernier One Shot Not (émission de Manu Katché). Ceci n'est pas un clip mais simplement une mise en vidéo par un amateur sur un vieux film appelé l'Aurore. L'album est très beau, n'hésitez pas à aller l'écouter. Il y a également des chansons plus dynamiques. Vous pouvez aussi avoir un aperçu en regardant l'émission ici (attention, valide seulement un certain temps).

8 novembre 2010

J'aime pas la Bretagne mais ça j'aime bien

Terminé la semaine dernière:

"La cité du Ponant a toujours abrité aventuriers et rêveurs, le manager du groupe de rock Last ExitTo Brest y a sa place. Placé au centre d'une série de meurtres obscurément liés, ce colosse au cœur tendre est prêt à tous sacrifices par amitié. Aux prises avec la vérité officielle relayée par la presse, entouré de perdants magnifiques amoureux de leur musique, l'inoubliable Alban Le Gall affronte la tragédie qui décime son entourage. Mêlant rock et énergie poétique, son fantôme hantera longtemps encore les arrière-salles de bars et les rues venteuses du port de Brest. "

Écrire un roman noir autour du rock Brestois, voilà une idée peu commune. Raconté par un gros videur de boîte de nuit homosexuel l'est encore moins. Et bien c'est pourtant une très bonne idée. Un ton parfois très "Audiard" (ou en tout cas ce que l'imaginaire collectif attache à Audiard, je ne suis moi même pas calé du tout sur son oeuvre) dans une ville avec sa bruine et sa grisaille, sur fond de musique crasseuse et sa graisseuse, avec une intrigue alliant mecs tombés là par hasard et mafieux pas là par hasard du tout.

Bref, un roman très court (moins de 150 pages) mais très agréable à lire. Une fois le déblayage commencé dans tous les bouquins que j'ai encore à lire, je commanderai le second, "Country Blues" (qui ne traite pas du blues rural, rassurez vous).

6 novembre 2010

Flying Lotus

Retour sur le concert de Flying Lotus du jeudi 21 octobre au Melkweg à Amsterdam. Comme tous les concerts d'électro dont les albums sont assez tranquilles, on se demande toujours si on va pas royalement se faire chier (cf. "DJ" Cam). Et bien mesdames et messieurs, si vous avez l'occasion d'aller voir ce lotus volant, n'hésitez pas.


Car l'homme au sourire carnassier (sûrement une autre raison de sa signature Warp) sait vous faire danser, ce qu'il faut lors d'un concert. Il nous a tout fait, ces morceaux bien sûr, mais il est également passé par de la techno, Radiohead, Nas, Jay Dilla ou encore Lil' Wayne, le tout remixé à sa sauce bien entendu. Le mec est très doué et surtout, fait très important, prend son pied en live. Il nous parle aussi, chambre Amsterdam, chauffe les meufs et nous dit ouvertement qu'il est bourré (pas de mal à le croire, la moitié de sa bière finit sur lui dès qu'il boit). Le mec revient plusieurs fois, nous demandant ce qu'on veut qu'il joue. Bref, de la chaleur humaine inhabituelle dans les concerts d'électro.

Le seul bémol ne sera même pas à mettre à son crédit. Le mec des lumières nous a mis des flashs plein la gueule tout le concert, si bien qu'on se croyait en plein jour, ce que je déteste dans un concert. Et maintenant, Big Boi dans deux jours...

5 novembre 2010

Main Attrakionz

J'ai beaucoup de son en stock. Et peu de rap, pour une fois. Mais je vais quand même commencer par cela. Parce que j'adore cet instru très planante. Sûrement encore plus appréciable avec ce genre de choses entre les mains.



Le groupe s'appelle Main Attrakionz et vient de la Bay Area (en gros vers San Francisco). Ce titre, Legion of Doom, est présent en bonus track de cette mixtape (très courte):

Vous pouvez la télécharger ici. Pour prouver que les bonzôm sont plutôt porté sur le chose, voici une tape intitulée "The Green Tape" et une autre dont voici la pochette, détournée de celle d'un album de Kanye West (à télécharger ici).


Je reviens avec de la saleté rock/blues/soul dans les prochains jours.

4 novembre 2010

Avec un grand S

Fini il y a de ça quelques jours:


Ce n'était pas cette édition mais peu importe. Un bon petit pavé de 600 et quelques pages (et écrit tout petit en plus). Le pitch (Nicole Pitch, ça va elle vous a pas embêté?):

"Ponctuée de rétrospectives de l'Italie du Sud, avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale, cette oeuvre est révélatrice du sentiment de la petite bourgeoisie vis-à-vis de l'Histoire. L'Histoire - La Storia - est au centre de ce mes et les femmes qui ne font que subir 'l' interminable assassinat' qu'elle est. Dans cette saga d'innocence, de persécution et de mort qui se déroule parmi les pauvres gens d'talie écrasés par la guerre, Elsa Morante apporte la certitude passionnée que les innombrables victimes de l'Histoire en sont les héros véritables et cachés."

Tout est dit ou presque dans ces quelques lignes. Nous suivons une famille italienne au cœur de la guerre. Pas dans les combats ou dans les camps, comme souvent, mais simplement dans le quotidien populaire des Romains. Une femme seule avec ces deux enfants, notamment un bébé de père allemand, tente tant bien que mal de se débrouiller. Une femme simple, qui fonctionne aux émotions plus qu'à la reflexion, ne se mêle pas de politique, reste discrète et tente simplement de rester sur les rails de sa vie, même si tout a tendance à exploser autour d'elle.

L'écriture est un peu spéciale et m'a parfois troublé. Je ne sais pas si cela est du à la traduction. Mais je recommande la lecture de ce roman, apparemment classique (qui a donné lieu, je crois, à une adaptation cinématographique). Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu ce genre de bouquins, très loin du Los Angeles sale et dépravé d'Ellroy.

3 novembre 2010

Israël vs. Israël

Pas tellement de politique sur ce blog. Mais là, je suis tombé sur quelque chose que je n'ai vu relayé nulle-part et qui est assez... intéressant dirons nous. Pas trouver de relais sur le site du Monde. Sur celui de Libé, j'ai arrêté de chercher après quelques minutes. J'imagine (espère) que la nouvelle a été donnée dans les éditions papier de ces journaux.

C'est en lisant un article sur Le Monde Diplomatique que je suis un lien qui m'intriguais. Et que je tombe sur ce premier article paru dans le journal Israélien Haaretz et intitulé "South Africa is already here". Vous pouvez également consulter cet article là, tout aussi intéressant. Il est important pour moi qu'il s'agisse d'un quotidien Israélien respecté et non d'un document issu de je ne sais où.


Vous apprendrez, si vous lisez cet article (en anglais), qu'une loi vient d'être votée en Israël afin que les comités d'admission de certaines communautés peuvent rejeter certains candidats s'ils ne satisfont pas certains critères. En clair, un individu ne peut plus acheter de logement si le comité ne l'accepte pas. Alors bien sûr, la loi stipule qu'en aucun cas une discrimination ne peut être faite selon "la race, le sexe, la religion, la nationalité ou le handicap". Par contre, peut être refusée toute personne "ne correspondant pas vraiment à la structure socio-culturelle de la communauté". Voyez comme la différence est épaisse. Cette loi concerne presque 70% des communautés en Israël, quantité non-négligeable.

Il ne s'agit donc ni plus ni moins que d'étendre encore plus les discriminations à l'encontre des Israéliens d'origine arabe. Et, comme le premier article le suggère, de se rapprocher de plus en plus d'un régime d'apartheid à la Sud-Africaine. Avant que de telles mesures ne s'étendent aux villes (en quoi un immeuble est-il vraiment différent d'une communauté?). Après avoir construit un mur afin de se protéger de l'extérieur (sans même aborder la colonisation), c'est également contre ces propres minorités que l'État se retourne.


Je me permets de traduire rapidement la fin du second article: "L'isolationisme national que promeut cette mesure accentuera l'aliénation et l'hostilité. En l'état actuel des choses, la séparation entre les arabes et les juifs en Israël est extrême: il n'existe que très rarement de cadres communs, que ce soit au niveau de l'éducation, du logement ou au niveau du service militaire. Un juif Israélien peut très bien passer sa vie sans rencontrer d'arabe Israélien. C'est comme cela que l'on engendre peurs et stéréotypes".

La protection de la majorité contre les minorités est un point commun à toutes ces lois plus ou moins racistes (cf. loi contre les milliards de Roms qui nous envahissent ou encore contre les armées de femmes en Burka prêtes à surgir sur le territoire français). Et de conclure que par une telle loi, Israël ne fait qu'apporter de l'eau au moulin des gens qui voit en lui un état raciste et d'apartheid.

La Cuisine A Manger

Ça y est, de retour dans mes sombres contrées bataves. Après 10 superbes jours passés à Lyon, à faire la fête, bosser bien bien et surtout bouffer comme cela me manque. Alors je ne vais pas vous faire de speech sur une bonne raclette, sur le bœuf aux échalotes, sur les boulettes bien de PAS chez nous, un cheese cake ou encore sur cette viande genre blanquette mais en mieux. Les préparateurs concerné(e)s se reconnaitront (même si je doute que ma grand-mère lise ce blog).


Donc plutôt ici pour vous parler d'un resto que nous avons expérimenté avec Marion. "L'Ermitage" (nom de l'hotel) et donc son restaurant, "La cuisine à manger". Le tout à St-Cyr aux Monts d'Or. Uniquement à base de produits de saison et selon les arrivages, pas de menu à disposition mais seulement deux choix à faire: celui du nombre de plats que vous désirez et celui du plat principal. Vous découvrirez le reste à table (si vous le souhaitez vraiment, ils lâchent le morceau quand même).

Si mon tajine était un peu fade, ce fut vite pardonné par tout le reste. Des entrées (3 en 1) somptueuses et des desserts (3 en 1) tout aussi délicieux. Vraiment très bon et très copieux.


Mais en plus de sa cuisine, le charme de ce resto réside dans sa vue sur tout Lyon. Je conseille donc un passage au printemps, pour profiter de la terrasse et de la vue dégagée. Comptez environ 30/35€ par tête tout compris (apéro, vin, café) mais nous n'avions pas pris la totale tous les deux. Merci à Jéromine pour la découverte.

26 octobre 2010

Supersonics G.O.D.

A Lyon donc pas batave. Donc pas le temps de tenir à jour ce blog. Même si des albums, des restos, des films et des bouquins devraient y figurer. Ce n'est que partie remise. En attendant, let's talk about G.O.D.: good old days, le bon vieux temps. Celui des cartes NBA que je collectionnais étant gamin. Et cette carte, qui façonna mon statut de fan pour les 90s:
La contre plongée donne l'impression que Kemp vole. Rien d'autre autour de lui. Le Reign Man est trop haut. Résultat, je deviens fan de cet homme, et de cette équipe maintenant disparue, les Seattle Supersonics. Une équipe avec laquelle il faut compter dans les 90s avec une doublette meneur/ailier fort aussi détonante et trash que celle des Utah Jazz (Stockton/Malone) était propre. Kemp et Payton. Si le premier n'a pas su gérer la carrière et sa vie privée, minée par les jalousies et les addictions, le second a finalement réussi à décrocher un titre avec D-Wade et Shaq, en toute fin de carrière du côté de Miami.

Le point d'orgue de cette période étant la finale NBA 96 les opposant à la meilleure équipe de tous les temps, celle de Jordan et du bilan de 72 victoires pour 10 défaites en saison régulière. Alors bien sûr ils ont perdu, mais Payton a été héroïque sur Jordan, limité à sa plus faible moyenne en finale NBA, alors qu'il était sûrement au sommet de son art. Comme dirait Ekoué: "Le cafard m’empoigne à en parler au passé, ce serait cracher à la figure et me considérer soigné cousin."

Alors je vous laisse, si seulement cela vous intéresse, aller chercher les vidéos youtube des deux zozos. Les dunks hallucinants de vivacité et de violence de Kemp. Les steals et les pénétrations de Payton. Si vous préférez lire, deux articles qui résument la carrière de chacun de ses deux mythes:

Shawn Kemp

Gary Payton: 1ère Partie

Gary Payton: 2ème Partie

21 octobre 2010

Esther's

Clip halluciné et magnifique de ce titre angoissant d'Amon Tobin. Avec une belle chute.










Issu de l'album Foley Room, écoutable ici.

20 octobre 2010

Mon petit laïus sur tout ce barouf

Comment commencer? Juste un petit billet d'opinion, ou quelque chose dans le genre, voire (un peu) d'information sur ce qui se passe en France mais surtout sur la vision qu'en ont les étrangers (ceux que je côtoie). Je n'ai pas fait d'enquête de terrain, juste écouter et regarder autour de moi.


Première chose, je pense que, parmi les quelques lecteurs de ce blog, je fais partie de ceux ayant le plus subi les conséquences des grèves. Vendredi dernier, apprenant en arrivant à Genève que les train vers Lyon ne circulant pas, j'ai du, avec d'autres personnes dans le même cas, crapahuter dans Genève pour louer une voiture et finalement arrivé, crevé, avec 2h de retard à Lyon et 45€ en moins dans la besace. Ce lundi, pour mon retour, aucun train ne me permettant de rejoindre Genève à temps, j'ai conduit jusque Ferney-Voltaire (à la frontière en France, pour éviter de garer ma voiture à l'aéroport de Genève). Rajoutez à cela que la SNCF garde 10% sur le remboursement des billets. Et aussi, cherry on the cake comme personne ne devrait dire, j'ai découvert qu'on m'avait volé mon vélo en arrivant à Dam. Disons donc que j'ai été servi.

D'abord, l'avis des étrangers. Il y a plusieurs cas. Je tombe sur CNN en prenant un café dans le bar de la fac. Les seules images sont celles d'émeutes et de violences, sur fond d'apocalypse sans carburant. Toute la dimension politique et sociale en est retirée. C'est pas comme si c'était surprenant, mais c'est toujours drôle. Il y a donc ceux qui nous prennent pour des révolutionnaires prêts à tout ("si seulement", diront certains). Passons sur ceux-ci qui sont d'un intérêt limité.

"Benfica au milieu de la révolution française" à "Lyon, une ville à feu et à sang".

Je discute ensuite avec mon prof hollandais, lui décrivant mon périple, l'avertissant des risques qu'il encourt (il assiste à une soutenance de thèse en France) et lui décrivant ce que je sais de la situation. Et là, on a un sentiment très mêlé. Il y a certes l'avis que bloquer un pays de cette façon est une solution extrême et loin d'être idéale. Mais il y a aussi une sorte de respect et de "fascination" (pas dans le sens émerveillé, mais plutôt celui du regard curieux et surpris). Comment puissent-ils être possible que tant de gens qui subissent ces désagréments supportent ce mouvement? D'où vient cette solidarité, quand dans la plupart (tous?) les autres pays d'Europe, les lois passent sans que personne n'y trouve rien à redire? Tout cela pour dire que nous ne sommes pas la risée de l'Europe parce que nous faisons grève.


La retraite par répartition c'est très simple. Si le système veut se maintenir par lui-même (c'est à dire somme des cotisations reçues = somme des pensions versées), il n'y a pas 36 solutions pour faire face à l'évolution démographique du pays qui fait que le nombre d'actifs par rapport à celui des retraités diminue. Augmentation du taux de cotisation, allongement de la durée de cotisation, réduction des pensions. C'est mécanique. Les alternatives résident dans le fait que l'on peut également aller chercher l'argent ailleurs, plus précisément là où il y en a. Par exemple augmenter les taxes sur les revenus du capital et des grandes entreprises ou imposer une surtaxe sur les établissements financiers (vous savez, ceux avec qui l'État partage les coûts, mais beaucoup moins les bénéfices). Un topo simple ici.

Mon avis sur la question... Je pense que d'autres mesures était beaucoup plus injustes et inefficaces que cette réforme des retraites et aurait sans doute plus "mériter" que l'on s'y attaque. Le bouclier fiscal en est le parfait exemple. Il s'agissait d'un simple cadeau fait aux plus riches, étant entendu (une véritable évidence) que les français ayant quitté le territoire pour raison fiscale ne reviendraient pas avec cette loi. Cependant, l'impression permanente qu'avec ce gouvernement, ce sont toujours les mêmes qui trinquent et les mêmes qui ramassent la timbale donne envie de s'opposer. Les alternatives existent. Sarkozy s'était fait le chantre de la refondation du capitalisme financier au G20: qu'il prenne quelques décisions en ce sens.

Bien sûr, ce mouvement n'est désormais plus vraiment celui des retraites, même si cette réforme en a été le déclancheur. C'est une contestation globale du gouvernement (et son équipe de foot ministérielle), la multiplication des affaires, le fait que personne ne bouge, même en présence de condamnation et des politiques sociales et économiques injustes/stupides. Ajoutez à cela une volonté de ne jamais négocier et une stratégie de communication franchement grossière et vous avez la cocotte minute actuelle. Et nous ne parlons même pas ici de la politique du gouvernement en ce qui concerne les sujets plus passionnels que sont l'immigration, l'identité nationale et autres renvoi de Roms.

Je ne pense pas vous avoir appris grand chose par ce billet (à part le fait que je n'ai plus de vélo). Certains d'entre vous se sont sûrement bien plus renseigné que moi sur la question. Juste ma perception du problème et ma façon de voir les choses.