23 janvier 2012

Limonov

Terminé récemment:




A la suite du bouquin de Carrère que j'ai beaucoup aimé, je me suis donc plongé dans deux des livres du dit Limonov. Le premier est un journal, avec de courtes pensées, rêveries, moments de sa vie aux Etats-Unis, notamment lorsqu'il sortait avec la bonne d'un millionnaire et profitait lui même des avantages de celui-ci, mais aussi lorsqu'il occupait des hôtels pourris et insalubres.

Le second retrace deux jours de sa vie à Karkhov, là où il a passé son enfance. Deux jours où, affirme-t-il, sa vie a changé. Trainant avec des bandits et des voyous bien qu'encore très tendre, le jeune Limonov découvre la vie. Bien entendu, ces deux jours sont également un prétexte pour nous raconter toute son enfance.

J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ces deux bouquins. Leur style est très différent mais la grille de lecture offerte dans le bouquin de Carrère est très utile pour se repérer dans le temps et dans les épisodes de sa vie. Mais plus que ça, on est capable de mettre en perspective certains passages grâce à l'analyse de Carrère. Pas que je ne recommande pas ces livres en soi, mais j'ai trouvé que d'avoir lu une "bio" avant rajoute encore du plaisir.

"Vous aimez l’expression 'guerre civile' ? Moi Beaucoup."

"J’aime la folie. Toute ma vie en est l’exemple. Je ne cultive pas la logique mais la jouissance. Mes sensations maladives me procurent du plaisir."

22 janvier 2012

Millé-millé

Vu dans la semaine:


Novice en la matière, n'ayant ni lu les bouquins ni vu la première série de film, j'ai bien accroché à cette version de Fincher. Le film s'ouvre pourtant sur un générique assez laid avec de la musique plus que limite... Heureusement, ce côté tapageur disparaît rapidement du film. Les images sont "belles". On regrettera, comme dans tous les films anglo-saxons où l'action se déroule à l'étranger (cf. The Reader) que les acteurs tentent de s'imposer un accent nordique en anglais des plus bizarres. Passé ces quelques légers inconvénients, le film est une belle réussite. Pas un chef d'oeuvre, mais un bon polar. Le cadre est beau, Craig fait le boulot et le personnage de la jeune et géniale hackeuse asociale et psychologiquement borderline est particulièrement charismatique. On regrette un peu le déroulement linéaire de l'action, dans le sens où le tableau s'éclaircit peu à peu, l'enquête progressant à un rythme régulier et presque mécanique. Sûrement du en partie à l'adaptation d'un livre, obligeant à condenser l'action.

Bref, on a passé un très bon moment, suspense et esthétisme au rendez-vous.

21 janvier 2012

Pas Le Même Délire

L'autre jour nous avons mangé au 155 Rue Cuvier, dans un resto bien sympa appelé "Une Autre Histoire". Alors il n'y a rien à dire sur le rapport qualité/prix, puisque pour 16€ vous aurez un menu entrée/plat/fromage/dessert de bonne qualité. La carte est relativement limitée avec peu de plats pour l'instant, mais les visuels et le goût y sont particulièrement réussis. Je n'ai pas forcément été gâté par mes choix (les grenouilles façon fish'n'chips n'étaient pas top et mes gambas, comme dans 99% des restaurants, étaient plutôt des crevettes mais le plat était réussi) mais malgré cela, c'était tout de même bien bon. Les quantités de chaque plat ne sont pas folles, mais avec les quatre plats, on ne ressort pas avec la faim.


Bref, je recommande pour ceux qui veulent manger dans un cadre agréable, avec de beaux visuels et des plats réussis pour des prix extraordinairement raisonnables pour cette qualité. Le soir où nous y étions, la serveuse était seul en salle, ce qui nous a mis un peu d'attente entre les plats, mais rien d'impardonnable.

16 janvier 2012

Must Read

Je pensais au début simplement faire suivre ce lien sur Facebook. Et puis en fait, il mérite bien plus. Certains ont sûrement vu le lien que j'avais posté de la première partie de l'interview de Thibault de Longeville sur FB. Un énième lien de Ben issu de son site l'Abcdrduson. Rien à foutre, en plus on connait même pas le mec, c'est pas un rappeur.

Si vous aimez le rap, particulièrement le rap français mais pas que, si vous vous intéressez un tant soit peu à l'industrie musicale, alors, je vous en prie, lisez cette interview. Faîtes-vous un bon expresso, pressez-vous un jus frais, servez-vous un fond de rhum ambré ou décapsulez la Chouffe, mais lisez ça au calme, comme un bon petit bouquin. Revon, Pipo, Kevin, Rod, Blumpy, Lucas, Boubou, Pierrot, Swann, Carlo... Les mecs, lisez ce truc. Ca vous rendra, pour ceux qui comme moi sont encore à fond dans le rap, nostalgique d'une époque et vous remplira d'un sentiment de gâchis énorme, mais lisez-le. Il y a des anecdotes superbes (pas des histoires racoleuses hein, des trucs d'artistes) sur IAM, Oxmo, DJ Mehdi, etc... Lisez ce truc les mecs, lisez ce truc. Mettez vous Opéra Puccino et lisez ce truc.

De Time Bomb à Skyrock, des grandes promesses artistiques aux albums bâclés, Thibaut de Longeville revient sur l'explosion, puis la faillite du rap français au tournant des années 2000. Un témoignage à méditer, et un bilan bien amer pour toute une génération.

Si vous trouvez la première partie juste intéressante, attendez de lire la deuxième, elle est tout simplement magique.

13 janvier 2012

Paperboys - ATDI

At The Drive-In se reforme pour quelques dates aux US, ça valait bien un petit son de la semaine. C'est toujours au même endroit.

11 janvier 2012

Sigmund

Vu dernièrement:


"Sabina Spielrein, une jeune femme souffrant d'hystérie, est soignée par le psychanalyste Carl Jung. Elle devient bientôt sa maîtresse en même temps que sa patiente. Leur relation est révélée lorsque Sabina rentre en contact avec Sigmund Freud..."

A noter la belle performance de Knightley. Le film m'a laissé une impression étrange. Pas un documentaire mais un film bercé par les dialogues entre psychologues (avec le personnage rafraîchissant de Cassel) et a à mon goût un côté un peu aseptisé. Peu d'émotions transpirent du film, même dans la relation entre Sabina et Carl. Sûrement du au fait que celui-ci analyse tout ce qu'il fait et soit tiraillé entre ces désirs et instincts et son rôle de médecin. Bref, je suis ressorti avec un sentiment mitigé. Pas un mauvais moment mais ce film n'est pas spécialement réussi esthétiquement, il ne m'a pas spécialement fait vibrer et les personnages ne sont ni vraiment attachants ni dérangeants. Bref, le genre de film dont on sort sans s'être ennuyé mais sans savoir non plus ce qu'il nous a apporté.

10 janvier 2012

Paperboys - Joyce Muniz


Nouveau son chez les gamins de papier avec une mini-"chronique" du dernier EP de Joyce Muniz. Merci à Mike Chanteperdrix pour la belle découverte. Des bises. C'est par ici que ça se passe..

6 janvier 2012

Sylvestre

Gros merci à Dorian pour un bon petit jour de l'an des familles. La suite en images.



















5 janvier 2012

Lectures

Relu récemment:


Greene vous donne les 48 lois pour acquérir et garder le pouvoir. Si, comme moi, vous n'utilisez pas ce bouquin comme un "How-to", vous pourrez y lire les dizaines d'histoires et anecdotes sur les plus machiavéliques, sournois, malins et puissants personnages que ce monde ait porté. Superbement intéressant. Noter que ce bouquin a eu un retentissement conséquent dans la rue aux US et il était question à un moment que 50 Cents y ajoute 2 nouvelles lois pour une nouvelle édition.


J'adore lire du théâtre en fait. Surtout, ça me donne envie d'en refaire. La fameuse phrase tirée de Huis Clos (même reprise par IAM) m'avait aussi été donné en cours pour illustrer la complexité de la prise de décision collective. J'ai préféré d'ailleurs "Les Mouches" mais en fait je crois que c'est parce que j'aime bien l'ambiance tragédie grecque (genre "tu vas mourir et t'y peux rien et on sera, dans le meilleur des cas, damnés jusqu'à la fin des temps).

Enfin:

« Limonov n’est pas un personnage de fiction. Il existe. Je le connais. Il a été voyou en Ukraine ; idole de l’underground soviétique sous Brejnev ; clochard, puis valet de chambre d’un milliardaire à Manhattan ; écrivain branché à Paris ; soldat perdu dans les guerres des Balkans ; et maintenant, dans l’immense bordel de l’après-communisme en Russie, vieux chef charismatique d’un parti de jeunes desperados. Lui-même se voit comme un héros, on peut le considérer comme un salaud : je suspends pour ma part mon jugement.

C’est une vie dangereuse, ambiguë : un vrai roman d’aventures. C’est aussi, je crois, une vie qui raconte quelque chose. Pas seulement sur lui, Limonov, pas seulement sur la Russie, mais sur notre histoire à tous depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. »

Parfait résumé de ce super bouquin. Je l'ai dévoré, merci à Pierre & Annie du cadeau de Noël! Du coup, j'ai fait razzia sur Amazon avec quelques bouquins de Limonov, de Carrère mais assi le Moscou-sur-Vodka de Erofeiev. Avant d'enchaîner sur la découverte de Dostoïevski (et oui, rien lu de lui, j'ai hâte). Bref, en mode ruskof. Je recommande grandement en tout cas!

4 janvier 2012

Projections

Vu récemment:


Au coeur d'un jury de 12 hommes devant décider du sort de l'accusé. Non coupable ou peine de mort... En cas de "doute raisonnable" de sa culpabilité, le vote doit être non coupable... Fonda, le seul à remettre en cause un tant soit peu les théories de l'accusation va chercher à étendre son point de vue.

Très bon film à l'ancienne. Des acteurs avec des gueules (contrairement à nos jours, où on a soit des beaux gosses, soit des freaks), des voies marquantes, bref, un très bon moment en noir et blanc.



Un mec se fait expulser d'Autriche de façon plutôt musclée par 2 flics zélées. Problème, arrivé au Ghana, ce zèle se retourne un peu contre eux. Les 3 se retrouvent embarqués dans quelques petites aventures à Accra. Petite comédie gentiment relevée même si peu surprenante. Toujours mieux que la télé de toute façon (vu que la veille je m'était tapé "Le Masque De Zorro"...).

29 décembre 2011

Le Dieu Du Carnage

Vu hier:


" Dans un jardin public, deux enfants de 11 ans se bagarrent et se blessent. Les parents de la "victime" demandent à s'expliquer avec les parents du "coupable". Rapidement, les échanges cordiaux cèdent le pas à l'affrontement. Où s'arrêtera le carnage ? "

Adapté d'une pièce de Yasmina Reza. Huis clos superbement comique avec un Christoph Waltz au top de sa forme. Et la punchline de l'année (par Waltz d'ailleurs): "J‘ai vu votre amie Jane Fonda l‘autre jour à la télé, j‘étais à deux doigts d‘acheter un poster du Ku Klux Klan" Où comment les pacifistes moralisateurs nous les brisent.

28 décembre 2011

Paperboys - George Wassouf


George Wassouf comme cadeau de Noël chez les gamins de papier. C'est ici.